Cécile Grenier, bonjour. Vous sortez le second tome d'une bande dessinée intitulée « Rwanda 1994 ». Le premier tome s'appelait « Descente en enfer » aux éditions Albin Michel. Le suivant, qui vient donc de sortir le 23 avril dernier aux éditions Glénat, s'intitule « Le camp de la vie ». Cette BD fait suite à un ...
C'est tout simplement scandaleux !!!!! une BD, non, un torchon d'injures. j'espère tout simplement que ces calomnies diffamatoires vont provoquer quelques réactions. Vous aviez des témoignages, si les sbires de Kagamé vous avez dit, les militaires français sont des cannibales, vous auriez dessiné un soldat entrain de manger un enfant tutsi, vous devriez avoir honte, vous dessinez "goma", j'y étais, je n'ai pas vu de planches montrant des soldats qui rassurent, qui soignent, qui sauvent des vies etc etc..... vous me donnez la nausée !!!
En tout cas on ne peut pas continuer à laisser dire tout et n'importe quoi sur les soldats de l'opération Turquoise ; le mandat de départ était très clair, la résolution 929 du conseil de sécurité ( 22 juin 1994) autorise la France à mener une action temporaire, à caractère strictement humanitaire et conformément au chapitre VII de la charte de l'ONU, il peut être fait usage des armes pour exécuter la mission. Une stricte neutralité vis à vis des factions ( FAR / FPR …) est impérative. Un simple rappel des faits me paraît nécessaire, suite à l'attentat contre le falcon 50 ayant causé la mort des présidents burundais et rwandais (le 6 Avril 1994) , s'est déclenché un massacre généralisé de la population Tutsis et Hutus modérés par des extrémistes Hutus (milices, unités militaires, population….) Les premier éléments français sont arrivés à Goma et Bukavu à partir du 22 juin 1994, date de l'autorisation du conseil de sécurité……donc deux mois et demi après le déclenchement du génocide, certes, bien tard, mais qui a empêché une intervention plus rapide ? pourquoi ? qui voyait d'un mauvais œil l'intervention de l'armée française ? Sans entrer dans les détails, les français ont assuré d'emblée la protection du camp de réfugiés de Cyangugu, puis la création d'une zone humanitaire sure à la périphérie de laquelle tous les agresseurs sont repoussés et à l'intérieur tous les éléments hostiles sont neutralisés afin de protéger les populations et de permettre l'action humanitaire…..des milliers de vies ont été sauvées….trop peu certes, mais une seule vie sauvée valait la peine d'intervenir, devant l'immobilisme international, la France a fait preuve, à travers ses soldats, de courage et d'abnégation. Rappelons nous que fin 1993 , le FPR demandait comme préalable aux accords d'Arusha, le départ des troupes françaises, ce qui fût fait….on connaît la suite….. La catastrophe humanitaire, provoquée par le flux de réfugiés fuyant vers le Zaïre, l'épidémie de choléra a transformé les soldats français en fossoyeurs, tout ça pour enrayer cette épidémie… Depuis toutes ces années, les soldats français doivent encaisser sans cesse des accusations de viols, assassinat etc etc , sans parler de la pire des accusations « complicité de génocide et crime contre l'humanité » rien que ça……que ceux qui ne connaissent pas notre action au rwanda, au moins ne nous jugent pas, et s'ils nous jugent, qu'ils aillent voir un peu du côté du nord kivu , qu'ils cherchent la réponse à tout ce drame dans les réserves minières de la RDC …le coltan ( tantale) par exemple !!!!! A qui profite le crime ? Pas aux soldats de turquoise en tout cas, eux, ils n'ont pas à rougir, ils doivent garder la tête haute et se mobiliser pour que cesse la calomnie. j'étais un de ces soldats, où étiez vous, les donneurs de leçons, quand nous sauvions des vies ?