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 Zimbabwe's Poll- Free or Unfair? (March 2002)

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Viewpoint:

La «démocratie sans alternance», ce syndrome africain
by Aomar Baghzouz

La Tribune (Algiers)

Scrutins irréguliers, tripatouillage constitutionnel, «hold-up électoraux»

La plupart des dirigeants africains acceptent la «démocratisation» de leurs régimes, à condition d'être président à perpétuité. C'est la réalité d'un pouvoir politique dont on veut jouir comme une rente viagère, malgré l'organisation d'élections et leur surveillance par les organisations internationales et nonobstant l'exercice d'un droit d'ingérence démocratique

L'Afrique est encore une fois sur la sellette. Elle fait de nouveau parler d'elle par le biais de plusieurs pays où la voie électorale a conduit à de vives contestations et à des menaces pour la paix civile. A Madagascar, au Zimbabwe, en Zambie, les présidents en place sont accusés de manipuler le verdict des urnes pour se maintenir au pouvoir par la fraude et l'intimidation. Mais sur le continent africain, ce ne sont pas des cas isolés : d'autres pays comme la Guinée, la Tunisie, le Togo ou la Namibie sont sur le même banc des accusés.Au Madagascar, le maire d'Antananarivo, Marc Ravalomanana, s'est autoproclamé «président de la République» le 22 février, en affirmant qu'il avait été élu au premier tour «avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant Didier Rastiraka. Bravant la loi martiale décrétée par Rastiraka, Ravalomanana a présenté publiquement son gouvernement à ses partisans dans la capitale. Mais il risque de s'engouffrer dans une impasse en s'aliénant les hypothétiques faveurs de la communauté internationale et des bailleurs de fonds. Au nom d'une prétendue victoire usurpée au premier tour, «le président autoproclamé» annonce déjà son autoritarisme devant une Union européenne et une Organisation de l'Unité africaine (OUA) impuissantes.

Au Zimbabwe, où, depuis les élections législatives de juin 2000, un règne despotique s'est mis en place, les droits de l'homme sont quotidiennement bafoués avant les élections présidentielles des 9 et 10 mars en cours. Le gouvernement de Harare que dirige depuis 22 ans Robert Mugabe est menacé de sanctions par le Commonwealth qui lui reproche les abus des droits de l'homme, alors que Mugabe veut s'accrocher au pouvoir puisqu'il est candidat à sa réélection face au chef de l'opposition Morgan Tswangirai.Dans un passé récent, plusieurs autres pays africains se sont distingués par des mascarades électorales ou des putschs. En Guinée, le général Lansana Conté est arrivé au pouvoir il y a 18 ans à la tête d'un comité militaire. Il s'est fait élire deux fois, dans des scrutins contestés mais sacrifiant à l'obligation d'un semblant de démocratie.En remportant haut la main (87% de participation, 98% de oui), selon les résultats officiels, un référendum organisé en novembre 2001 pour modifier la Constitution, le général Conté s'ouvre la possibilité de briguer un troisième mandat de sept ans en 2003, qui signifierait l'instauration d'une «présidence à vie».

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L'Afrique se plaignait du colonialisme maintenant elle a la dictature, la guerre, la pauvreté etc... Après autant d'années d'indépendance, elle reste immature!

Quevrin, Bruxelles, Belgique 19 Mar 2002


Je suis sûr que ceux qui soutiennent le candidat opposé à Mugabe ne sont pas au courant des impasses dans lesquelles tombent tous les régimes parrainés par l'occident. Le fait que Mugabe donne les terres à des paysans noirs qui sont par ailleurs les vrais héritiers de ce pays a provoqué un choc chez les Européens et en recurrence les anglais qui veulent toujours continuer à coloniser un pays independant. C'est domage car où les intérêts des occidentaux ne sont pas menaçés, ils n'interviennent pas.

Leonidas Mbakenga, Montréal, Canada 18 Mar 2002


Rien qu'à voir le nombre d'années que Mugabe a passé au pouvoir, je perçois mal comment on ne peut préparer sa relève pendant plus de 2 décennies.
Ne peut-on pas laisser la place à une autre équipe our mettre en épreuve ses talents et faire avancer le Pays.
Redistribuer les fermes, montrer à l'homme pauvre que par une baguette magique il peut aussi devenir riche, même sans travail en héritant quelque chose, est une attitude qui, à mon avis, ne peut passer que chez le "Paresseux" qui n'attend qu'à hériter et non à créer.
Un mandat de cinq ans, renouvelable une fois est, pour moi, le maximun qu' un chef d' Etat puisse rester au pouvoir. Mugabe doit se reposer et laisser la direction du Pays à quelqu'un d'autre. [ show full text ]

Emmanuel Kamu, Lubumbashi-Rdc 18 Mar 2002


Nous avons constaté que les elections aux Zimbabwe se deroulaient entre un président panafricaniste et un adversaire qui cherche plutôt à servir les intérêts étrangers dans son pays. C'est déjà bien domage qu'on soit privilègié au détriment de son pays et de son peuple.
Les Zimbabwéens ont attendu une vingtaine d'année pour introduire des réformes. Ailleurs en Afrique, on se serait considéré comme non-independant. L'occident pense qu'il est toujours maitre chez les autres. Mais la réalite change. Ces sanctions seraient sans effet si le Zimbabwe bénéficiait totalement de la solidarité africaine. Merci.

Souleymane Camara, Canada 17 Mar 2002


C'est triste pour le continent Africain, car il est vraiment difficile pour un président au pouvoir d'accepter de quitter ce poste. L'exemple du dernier Maréchal de l'ancien Zaire doit servir de lecon. Mr. Mugabe doit savoir que plus il s'accroche au pouvoir par la force ou en faisant de la magouille, plus il perd sa crédibilite au niveaux continental et mondial, voir même au sein de son propre pays. Avec un parlement a moitié opposant, il aura toujours un morceau dur et il risque de n'est pas terminer ce mandat qu'il s'est donné par la force et la tricherie. Il est certain que le peuple Zimbabwéen ne lui a pas confié ce poste de leader. Je suis Africain et j'ai passé deux 2 ans au Zimbabwe. J'ai travaillé dans le domaine de la santé, à Matabeleland North, et même assisté aux élections parlementaires de l'an 2000. J'étais très etonné de voir M. Mugabe gagner ces elections puisque j'étais témoin auculaire de la réaction du peuple Zimbabwéen ligoté par le régime de M. Mugabe. [ show full text ]

Godet Nsiku, Toronto, On,Canada 17 Mar 2002


Aucune élection n'est juste, ici ou ailleurs, selon des pratiques plus ou moins douteuses, les politiques manipulent les scrutins. Les exemples foisonnent: La droite en France avec les électeurs fictifs, la gauche n'est pas en reste. La Belgique avec l'éternel consensus qui engendre des coalitions contre nature dans lesquelles le gagnant est perdant et vice-versa... Le champion reste les USA avec les dernières élections et une démocratie particulière... Mefions-nous des candidats soutenus par l'Occident. Par définition, ils ne travaillent pas pour l'intérêt de leur peuple mais pour celui de leur maître. Aucune symphatie de ma part pour Mugabe, mais son rival n'en mérite pas non plus. Se faire parrainner par l'Occident et promettre des miracles à la population n'est pas le meilleur moyen de contribuer à une alternance démocratique. [ show full text ]

Yokabiso, Bruxelles 17 Mar 2002


J'ai suivi jour par jour le Vote. Il me semble que les chemins vers une VRAIE démocratie n'ont pas été respectés. Il y a eu la fraude de la part du gouvernement actuel, aucun doute là-dessus! C'est pénible de voir un peuple qui aimerait s'en sortir et vivre dignement alors que le pouvoir fait changer même les plus idéalistes. C'est frustrant aussi!

J.A. Fernando Segura , Montréal, Québec, Canada 16 Mar 2002


La victoire de Mugabe est une victoire méritée, car elle reflète la reconnaissance du peuple zimbabwéen à l´homme qui a sacrifié toute sa vie à la libération et à l´émancipation de son peuple de la domination coloniale. Le MDC n´est que la création et le chien de garde des occidenteaux.
Aujourd´hui les occidentaux diabolisent Mugabe. Car avant 1997 il était encore encencé par la presse britannique comme l´un des lions montants de l´Afrique. Mais depuis 1997, on le présente comme un cas isolé. Pourquoi? Le Zimbabwé a pris des mesures pour lancer une réforme agraire. Et à la demande du gouvernement légal, panafricaniste et révolutionaire du Congo, il a pris la défence de la République Démocratique (souveraine) du Congo.
Pour eux Mugabe a commis cette impardonnable erreur en expropriant en toute légalité 1500 fermes pour les redistribuer aux paysants noirs sans terre. Et à cela il fallait le chasser et son gouvernement. [ show full text ]

Georges Nguetsop, Herlev, Danemark 15 Mar 2002




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