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Côte d'Ivoire: Frais d'inscriptions à l'Université - Le président Téa Gokou pour leur augmentation


 

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Fraternité Matin (Abidjan)

INTERVIEW
27 Décembre 2007
Publié sur le web le 28 Décembre 2007

Bernadette Bah
Abidjan

Le président de l'Université de Cocody, Téa Gokou Célestin, parle sans complaisance de son institution confrontée à des difficultés de tous genres.

La rentrée académique 2007-2008 a-t-elle commencé à l'université de Cocody?

Nous n'avons pas encore terminé l'année académique 2006-2007 du fait des grèves des enseignants et l'année a été étalée. Le conseil de l'université que nous avons tenu, pour cela, a réaménagé l'année universitaire de telle sorte que les UFR, dans leur majorité, terminent en décembre 2007 et celles qui sont en retard, au plus tard fin février 2008. Donc, actuellement, nous sommes en pleine activité académique et c'est après cela que nous ferons la rentrée 2007-2008.

Après février 2008?

Oui. Mais, je vous le disais. Cela ne s'applique pas à toutes les structures. Il y a le cas par exemple de l'UFR des sciences de la santé, c'est-à-dire, médecine, pharmacie et autres. Je pense qu'elle fera sa rentrée avant décembre 2007. C'est pareil pour l'UFR des sciences économiques et de gestion. En droit, ils rentreront certainement en janvier 2008. Ensuite, viennent les UFR de sciences physiques. Celle qui est vraiment en retard, ce l'UFR de lettres et des Sciences de l'Homme et de la Société. On ne peut pas dire à chacun son rythme, mais ça y ressemble. Cela dit, ce n'est pas la première fois que cela nous arrive. Si nous rentrons effectivement en février 2008 et s'il n'y a pas de troubles, nous pouvons essayer de rattraper ce retard en faisant des sacrifices. Cela nous est déjà arrivé et on a pu le faire. Au lieu de faire une année blanche, on a préféré différer la rentrée universitaire 2008. Donc, nous sommes en train de faire les préinscriptions et comme il y a eu une innovation majeure, nous en parlerons.

Pouvons-nous revenir sur le retard qui a quand même des conséquences indéniables sur le fonctionnement de l'université?

Oui, le retard a des conséquences sur le fonctionnement des institutions universitaires et même sur le travail que nous faisons, parce que faire un cours, sur une période relativement longue et le faire dans un laps de temps n'a pas le même impact pédagogique. C'est donc pénible pour les enseignants, mais également pour les étudiants qui sont obligés de faire des cours en continu. Ils ne veulent pas d'une année blanche et préfèrent travailler dans ces conditions, même si elles sont pénibles. Et le fait que cela revient de façon récurrente n'est pas du tout agréable.

Quand ce ne sont pas les étudiants, ce sont les enseignants?

En 2006, il y a eu deux mois de grève et en 2007, trois mois. Cela fait au total cinq mois. Et comme les années universitaires s'étalent sur deux années civiles, nous subissons les conséquences de 2006 et 2007. Nous essayons quand même de faire quelque chose, parce que si l'université de Cocody ne fonctionne pas, on ne peut pas parler d'enseignement universitaire en Côte d'Ivoire.

Parce que l'université de Cocody est l'université mère qui compte près de 58.000 étudiants. Alors qu'à Abobo Adjamé et à Bouaké, on a respectivement 7.000 et 15.000 étudiants. Si Cocody ne marche pas, vous voyez ce que cela fait. C'est pour cela que nous continuons le travail en espérant qu'en aval, s'il n'y a pas de troubles, nous puissions rattraper notre retard.

Ce retard n'influence-t-il pas les candidatures ivoiriennes au CAMES?

Non, il n'y a pas d'impact. Dans ces concours d'agrégation, qu'il s'agisse de Sciences économiques et de gestion, de médecine et autres, nous sommes toujours les premiers. En 2005, le premier admis à ce concours au niveau des sciences économiques était issu de l'université de Cocody. En sciences de la santé également. Cela veut dire que, s'il n'y avait pas ces troubles, ce serait encore meilleur. Quelquefois, des personnes se demandent comment nous faisons pour être les premiers alors nous sommes en guerre et que nous connaissons des troubles ?

Comment faites-vous donc ?

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Je dirais que c'est le résultat de notre travail. Surtout celui des candidats qui sont sérieux. Même s'il y a des troubles, le niveau lui n'a pas baissé. C'est pour cela que nous disons qu'il faut que les programmes soient épuisés avant d'entamer une nouvelle année. Mieux vaut perdre du temps et maintenir le niveau. C'est en cela que nous conservons notre efficacité. Sinon effectivement ce serait paradoxal de connaître des troubles et de demeurer en tête des concours. C'est dire que ces troubles n'affectent pas le niveau et la qualité de l'enseignement.

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