La Prospérité (Kinshasa)
6 Octobre 2008
Kinshasa — la Prospérité ne cesse d'enregistrer des réactions depuis la démission, en date du 25 septembre 2008, du Premier Ministre RD-Congolais, le Patriarche Antoine Gizenga Funji. Surtout en ce moment où la guerre de succession est ouvertement lancée. La dernière en date, c'est celle de M. Banza Mukalay. Ici, il parle en qualité du Président de l'Union pour le Développement du Congo, UDECO, une formation politique née après les élections historiques de 2006 et avec laquelle il entend affronter avec détermination les futures joutes électorales.
Approché par les fins limiers du quotidien d'Action pour la Démocratie et le Développement, Banza Mukalay a déclaré qu'en cette période particulière, tous les regards sont tournés vers le Président de la République qui devra mettre sur pied un nouveau gouvernement. Cette responsabilité, soutient-il, lui revient en vertu de la Constitution du 18 février 2006 qui stipule que c'est le Président de la République qui nomme le Premier Ministre.
Toutefois, rappelle-t-il, d'après les accords politiques conclus à la veille du deuxième tour de la présidentielle de 2006, il doit y avoir concertations au sein de la majorité parlementaire ; tout en sachant que le dernier mot revient au Chef de l'Etat.
Au sujet de la guerre de succession qui s'est déclenchée depuis lors au sein de la classe politique avec la problématique du clivage Est- ouest, M. Banza Mukalay, tout en rappelant qu'il n'aime pas trop parler du clivage Est -Ouest, a déclaré que dans un pays comme la République Démocratique du Congo, il est important de garder l'équilibre géographique enfin de maintenir la cohésion nationale. Cependant, "nous ne devons pas nous focaliser sur le problème géographique est- ouest, nous devons dépasser ce niveau et penser plus aux valeurs, aux idées ".
Quant à savoir s'il pouvait donner le portrait robot du prochain Premier Ministre, Banza MuKalay pense qu'il faudra tenir compte de tous les paramètres au moment du choix de la personne idéale.
Ce faisant, le leader de l'UDECO pense que pour créer l'équilibre dans le pays, il faut un rassembleur qui sera à mesure de ressembler au non du Président de la République et pour lui-même.
Est-ce que l'UDECO exprimerait-elle des ambitions à ce stade ? A cette question, Banza Mukalay a répondu par la négative. Il a déclaré que son parti n'a pas d'ambitions pour le moment. D'autant qu'elle est née après les élections historiques de 2006.
Présentement, a-t-il fait savoir, "nous attendons les élections locales et, en cas de triomphe, nous pouvons avoir des prétentions".
Patriote, le leader de l'UDECO s'est dit révolté par ce qui se passe à l'Est de la République. Pour lui, le Général déchu Nkundabatware est un épiphénomène, partant, il n'existe pas. Avant d'ajouter que c'est un instrument utilisé par certaines grandes puissances pour des raisons qui restent à décrypter.
Les congolais, affirme le Président de l'Union pour le Développement du Congo, doivent comprendre qu'il faut mener la question au-delà de Nkunda et du Rwanda qui l'utilise. Et malgré tout, martèle Banza Mukalay, la RDC ne doit pas croiser les bras. Il encourage, en passant, l'armée régulière qui est toujours au front pour protéger la population.
Voilà pourquoi, au regard du désastre humanitaire que provoque ce conflit, l'Honorable Banza Mukalay souhaite la nomination le plus tôt possible du Premier Ministre et la formation rapide d'un nouveau Gouvernement afin que toutes les questions brûlantes de l'heure dont la guerre à l'Est soient prises à bras-le-corps. "Il faudra que l'affaire Nkunda s'arrête pour libérer cette population de l'est pris en otage et, ainsi, lui permettre de vivre en paix et de vaquer librement et en toute sécurité à ses occupations.
Philomène Mwaluke 06-10-2008 - 10:09:52
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