Pemou François
13 November 2009
De la délocalisation de Yalgado, il est également question dans cette déclaration de la sous-section du Syndicat autonome des infirmiers et infirmières et agents itinérants de santé (SAIB) du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO). Pour les militants de la sous-section du SAIB, la gestion de la phase transitoire pose un certain nombre de problèmes. Lisez plutôt.
Le 1er septembre 2009, une pluie diluvienne s'est abattue sur la capitale Ouagadougou et d'autres localités du pays, entraînant une situation de catastrophe naturelle ; officiellement 150 000 sans-abri. Depuis cette date, beaucoup d'efforts louables ont été consentis par les autorités politiques et administratives. Nous saluons la prompte réaction des forces de défense, de sécurité et de la jeunesse qui a permis de sauver des vies et de minimiser les dégâts matériels.
Cette situation a amené le gouvernement à prendre la décision n°2009/445/SG/MS /CAB portant délocalisation des services du CHU-YO dans les autres formations sanitaires de la ville de Ouagadougou. Si la décision du gouvernement de profiter de l'occasion pour réhabiliter le CHU-YO est accueillie avec satisfaction par les travailleurs, cependant la gestion de la phase transitoire pose un certain nombre de problèmes dont :
La désorientation de la population par rapport à la référence d'un service à l'autre ;
la baisse de la qualité des soins due à l'insuffisance de l'équipement, de la capacité d'accueil et organisationnelle des services hôtes.
les difficultés d'intégration des travailleurs ;
la diminution des recettes du CHU-YO qui aura pour conséquences les ruptures de contrats, la perte des avantages des travailleurs.
Si la difficulté financière dans laquelle se trouve le CHU-YO n'est pas soutenue par le gouvernement, les conséquences pourraient être plus dramatiques ; en atteste déjà le licenciement de certains médecins et infirmières contractuels depuis le 15 octobre 2009. Face à cette situation, nous, militants et militantes de la sous-section SAIB du CHU-YO, exigeons du gouvernement :
1) de maintenir des services du CHU-YO jusqu'à la fin des travaux du nouveau site ;
2) d'accompagner financièrement le CHU-YO afin de permettre à la direction :
d'assurer le maintien du personnel contractuel ;
d'évacuer les arriérés financiers existant entre le CHU-YO et les travailleurs relatifs :
• reclassement • avancement • reversement
de reprendre les agents contractuels déjà licenciés depuis de 15 octobre 2009. Nous, militants et militantes de la sous-section SAIB du CHU-YO, nous nous réservons le droit d'entreprendre d'autres actions si toutefois nos revendications ne sont pas satisfaites.
Pour la sous-section
Le secrétaire général
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