15 June 2017

Mauritius: Décès d'Ally Beekhun - «There were other urgencies at that time», affirme Husnoo

Avec le soutien de

Par Yasin Denmamode

15 jun 2017 09:32

Manisha Deena

Hansini Bhoobdasur

Jean Denis Permal

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Noorjahan Beekhun, la veuve d'Ally et habitante de Gokoola, n'arrive pas à sécher ses larmes. Ses trois filles, sa belle-mère et sa belle-soeur essaient tant bien que mal de la réconforter... Elles peinent à croire qu'Ally ne fêtera pas l'Eid avec elles, en famille.

Son cas a été évoqué à l'Assemblée, mercredi 14 juin, par Salim Abbas Mamode lors des débats budgétaires. Ally Beekhun, 51 ans, a rendu l'âme, le mardi 13 juin, à la suite d'une crise cardiaque. Sa famille soutient qu'elle a appelé le Service d'aide médicale d'urgence (SAMU) et l'hôpital SSRN à plusieurs reprises, en vain. Selon un Anwar Husnoo souriant, cette situation est normale car «there were other urgencies at that time». Ce qui n'a pas plu à Salim Abbas Mamode.

C'est vers 18 h 30, après la rupture du jeûne, que le quinquagénaire a commencé à se sentir mal. Son état de santé s'est vite détérioré. «Il a commencé à transpirer, à manquer de souffle et à vomir. C'est à ce moment- là que ma mère a appelé le SAMU pour la première fois», raconte Farheen Beekhun, la benjamine de la famille. Les Beekhun auraient appelé le SAMU à sept reprises et l'hôpital à trois reprises. À chaque fois, les réponses étaient différentes. «Une fois, on nous a dit qu'il n'y avait pas d'ambulance disponible. Une autre fois, l'officier nous a demandé un repère pour reconnaître la maison avant de nous dire qu'il sera difficile de venir le soir.»

Une autre fois encore, on leur aurait demandé de chercher leur propre transport. Ally Beekhun venait d'acheter une voiture et il était le seul dans sa famille à pouvoir conduire. «Si mo ti éna transpor, ou krwar mo ti pou téléfonn bannla sa kantitéla ?», fustige Farheen Beekhun, qui affirme s'être fait rabrouer à plusieurs reprises.

«Ne savaient-ils pas que c'était une urgence ?»

Finalement, c'est un de leurs proches, habitant Triolet, qui a dû faire le déplacement pour transporter Ally à l'hôpital. Mais lorsqu'il est arrivé au domicile des Beekhun, peu avant 20 heures, le père de famille était déjà décédé. «Le médecin nous a fait savoir que si nous étions arrivés une demi-heure plus tôt, ils auraient pu sauver mon père», pleure Farheen.

Ally Beekhun était depuis longtemps un patient cardiaque. Son coeur ne fonctionnait qu'à 30 %. Aucune chirurgie n'était possible. Depuis que les médecins ont découvert qu'il souffrait du coeur, il a dû abandonner son travail d'agent de sécurité à Brinks. «Le médecin lui avait interdit de faire des efforts. Son dossier complet est à l'hôpital du Nord. Ne savaient-ils pas que c'était une urgence ?», se demande la veuve.

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