Cameroon: National Employment Fund - Over 100,000 Youths Trained in 17 Years

This figure was revealed in Yaounde on February 9 by the General Manager of the outfit.

"The National Employment Fund doesn't create jobs, but it does everything possible, through programmes and information tools, to help the jobless find jobs and companies to satisfy their recruitment needs." A catchy phrase in the latest special publication of the National Employment Fund that questions public knowledge of the existence of the structure and its services. Its General Manager, Camille Moute à Bidias, says in spite of field tours as efforts to sensitise Cameroonian jobseekers on the need to close ranks with the structure for openings, public knowledge still appears limited. In a press conference in Yaounde on February 9, 2017, Camille Moute à Bidias invited jobseekers to seek the services of the National Employment Fund. He said the structure welcomes, listens, advises, directs and accompanies jobseekers in search of salaried or independent employment. The NEF, he went further to say, allows jobseekers to acquire the skills sought in the labour market through on-the-job or formal vocational training, establish links with enterprises and accompanies them in the assembly, financing and follow-up of self-employment and micro-enterprise projects. The free-of-charge services are aimed at scaling down unemployment figures that stand at 4.3 per cent (6.9 per cent and 10.5 per cent in Douala and Yaounde agglomerations), going by the National Institute of Statistics, Camille Moute à Bidias stated. He said NEF is a government instrument that fights against unemployment, working for all Cameroonians in search of insertion or reintegration. It also offers services to companies looking for human resources. The Special Programme for Youth Employment is one of its strategies that receives, listens, assesses and orientates on professional projects, process, insert and place as well as follow-up and evaluate jobseekers.

Camille Mouté à Bidias,: « Le chercheur d'emploi doit être dynamique »

Directeur général du Fonds national de l'Emploi

Le FNE aide-t-il au recrutement des jeunes chercheurs d'emploi ? Nous sommes le service d'emploi public du gouvernement. Notre rôle est d'accueillir toutes les personnes qui chôment et de les mettre en traitement. En d'autres termes, nous les écoutons, nous leur faisons faire un bilan professionnel et arrêtons avec eux le projet professionnel du chercheur d'emploi. Au-delà des méthodes et stratégies élaborées pour l'accompagnement des chômeurs, nous avons mis sur pied des programmes qui visent chaque catégorie cible de notre structure, car ici au FNE, nous avons classé les jeunes en six catégories. A chaque catégorie correspond un certain nombre de mesures et de programmes pouvant les amener à trouver du travail. Il y a, par exemple, le Programme emploi diplômé à travers lequel nous plaçons le chercheur d'emploi en entreprise pour apprendre un métier. Il y a aussi des techniques de recherche d'emploi et celles de recherche d'emploi indépendant. Nous organisons également des clubs de recherche d'emploi dans lesquels nous donnons des ficelles pour rédiger un CV et organiser la recherche d'emploi entre autres. Nous accompagnons parallèlement les entreprises offreuses d'emplois. Car, il ne suffit pas pour elles de solliciter des travailleurs, il faut qu'elles précisent les caractéristiques qui correspondent à leur besoin. A cet effet, nous avons ouvert à Douala un centre d'évaluation des compétences. Quelles sont vos offres de service en matière d'auto- emploi et de création de micro-entreprises ? Tout d'abord, le FNE ne crée pas d'emplois, mais met en œuvre des stratégies pour le bon fonctionnement du marché de l'emploi. A ce jour, nous avons reçu à peu près 850 000 personnes parmi lesquelles 550 000 ont été insérées dans les secteurs tels que les banques, les assurances, les TIC, les services administratifs et le commerce. Nous avons formé près de 120 000 demandeurs d'emplois et financé 70 000 d'entre eux à raison de cinq millions de F par projet. Les promoteurs y apportent 20% et le FNE, 40%. Hormis les financements, nous accompagnons les porteurs de projets dans leur recherche d'idées, dans la possibilité de réaliser un plan d'affaire, nous leur donnons des outils et nous l'appuyons dans la réalisation de leur champ d'action et même les différentes procédures administratives. Par ailleurs, nous les formons à la gestion de petites unités et nous finançons à 80% leur projet. Il nous arrive également d'organiser des séminaires thématiques afin de renforcer les capacités de leur entreprise. Le FNE a organisé la 7e édition de la Bourse de l'emploi à l'occasion du salon Promote tenu récemment à Yaoundé. Quel bilan pouvez-vous en faire? Il était question de rapprocher l'offre d'emploi qui vient des entreprises de la demande issue des chercheurs d'emplois. Au cours de cette 7e édition, nous avons reçu 5224 demandeurs d'emplois, 246 offres sur le site dont 229 ont été traitées pour un total de 844 postes. Nous avons reçu 46 employeurs et nous avons organisé 522 entretiens d'embauche qui ont débouché sur 233 postes, sur le seul site de Promote. Quels sont les critères à remplir par un chômeur pour être inséré dans une entreprise ? Il n y a aucun critère pour être placé. Vous êtes à la recherche d'un emploi, venez simplement vous inscrire au FNE et il faut que votre profil corresponde à l'offre des entreprises et c'est à ce niveau que nous pouvons intervenir, parce que nous préparons le demandeur d'emploi afin qu'il corresponde à l'offre disponible. En général, des demandes que nous recevons, 75% n'ont pas les qualifications requises. Nous nous chargeons d'octroyer des qualifications pour favoriser l'acquisition de compétences requises. L'inscription au fichier du FNE garantit-elle l'accès à un emploi ? Il ne suffit pas de s'inscrire au FNE. Il faut revenir voir son conseiller afin de peaufiner sa recherche d'emploi et voir les stratégies mises en place à travers son projet professionnel. Quand le profil du demandeur ne correspond pas à l'offre disponible, le conseiller-emploi peut aller sur les aires de mobilité et insérer cette personne pour la formation complémentaire d'adaptation. On ne peut pas appeler tout le monde individuellement. Le chercheur d'emploi doit être dynamique et venir régulièrement vers nous. Par ailleurs, la demande d'emploi est supérieure à l'offre donc, il y a un fort taux de chercheurs formés et qualifiés, mais pas insérés.

Propos recueillis par Michèle FOGANG

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