Econet Wireless Zimbabwe Limited a annoncé son intention de se retirer volontairement de la Bourse du Zimbabwe, sous réserve de l'approbation de ses actionnaires, afin de libérer de la valeur pour ces derniers.
Cette décision fait suite à une mise en garde publiée en décembre 2025. Le conseil d'administration d'Econet a déclaré que les actions de la société se négocient depuis plusieurs années à un prix inférieur à celui des opérateurs de télécommunications africains comparables, qui se négocient généralement à une valeur d'entreprise par rapport aux multiples de l'EBITDA d'environ six à huit fois.
Le conseil d'administration a attribué une partie de l'écart de valorisation à la propriété par Econet de tours et d'autres actifs d'infrastructure passifs, qui sont restés au sein de la société d'exploitation au lieu d'être hébergés dans un véhicule d'infrastructure distinct.
Pour remédier à cette situation, Econet a créé Econet Infrastructure Company Limited, qui détiendra les biens immobiliers, les tours et les actifs énergétiques du groupe. Econet prévoit d'introduire la société d'infrastructure à la Bourse de Victoria Falls.
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Dans le cadre du retrait de la cote, Econet proposera une offre de sortie volontaire aux actionnaires qui préfèrent ne pas rester investis dans une société non cotée. L'offre sera réglée par une combinaison de liquidités et d'actions d'Econet InfraCo. Econet conservera une participation de 70 % dans la nouvelle entité.
Points clés à retenir
Cette décision reflète une tendance plus générale des opérateurs de télécommunications africains à séparer les actifs d'infrastructure des opérations de réseau de base. Les tours, les réseaux électriques et les biens immobiliers présentent souvent des profils de risque et de rendement différents de ceux des services mobiles et peuvent être mieux valorisés lorsqu'ils sont détenus dans des véhicules dédiés. La cotation d'Econet InfraCo sur le VFEX permet au groupe de présenter ces actifs sur un marché basé sur l'USD qui est plus aligné sur les références mondiales en matière d'infrastructure. Cette structure peut également intéresser les investisseurs qui privilégient les flux de trésorerie stables et à long terme plutôt que le risque d'exploitation.
Pour Econet, le retrait de la cote permet de se restructurer sans les contraintes d'une cotation publique, tout en offrant des liquidités grâce à la scission de l'infrastructure. Le maintien d'une participation majoritaire permet de conserver le contrôle des actifs stratégiques tout en permettant une réalisation partielle de la valeur. La transaction met également en évidence les défis auxquels sont confrontées les sociétés cotées sur les petits marchés, où les valorisations peuvent être inférieures à celles de leurs homologues malgré des fondamentaux opérationnels similaires. La séparation des actifs et les cotations alternatives sont de plus en plus utilisées pour combler ce fossé. Si elle est approuvée, cette opération pourrait créer un précédent pour d'autres entreprises zimbabwéennes et régionales qui cherchent à clarifier leur valorisation par un changement structurel plutôt qu'en continuant à faire appel à l'épargne publique.