Le 27 janvier 2026, cela fait un an que Goma, la capitale du Nord-Kivu située en face du Rwanda, est tombée sous les coups de boutoir de l'AFC/M23 (Alliance fleuve Congo/Mouvement du 23 mars). Ensuite, d'autres villes sont tombées dans l'escarcelle de cette alliance rebelle, comme Bukavu, Uvira ou Bunagana, sans oublier l'emprise du M23 sur de nombreux sites miniers aux alentours des zones occupées.
Au grand dam de l'ONU, accusée de faire du "tourisme militaire", et de Kinshasa, qui n'arrive pas à endiguer l'invasion. C'est, en somme, un an d'une crise humanitaire, économique et sociale qui a fini par s'installer dans la durée chez les Gomatraciens, qui ne savent plus à quel saint se vouer : avec son lot de morts, de déplacements de populations, d'inflation galopante, de manque d'accès aux services essentiels (eau, soins de santé), de recrutement d'enfants soldats et de violences sexuelles.
Un an aussi d'interminables tractations dans tous les coins et recoins de la terre sans que rien de tangible n'en sorte. Pour se faire une opinion, il suffit de parcourir ce bilan alarmiste fait par ONU Infos : « Deux initiatives parallèles ont vu le jour. La première, l'accord de Washington, signé le 27 juin sous médiation américaine, engage la RDC et le Rwanda à un cessez-le-feu bilatéral, au retrait progressif des troupes étrangères et à une coopération économique régionale. Mais sa faiblesse majeure est structurelle : le M23 n'y est pas partie prenante.
Kigali, qui nie tout lien avec la rébellion, n'est pas tenu de désarmer les rebelles. Le second cadre, le processus de Doha, vise précisément à combler cette faille. Sous médiation qatarie, il associe le gouvernement de Kinshasa et le M23. Une déclaration de principes a été signée le 19 juillet, suivie d'un accord d'échange de prisonniers en septembre. Mais les discussions se sont vite enlisées : le M23 accuse Kinshasa de traîner des pieds, tandis que le gouvernement dénonce de nouvelles offensives rebelles ».
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Depuis lors, la guerre expansionniste et de rapines a repris de plus belle, surtout face à la toute puissante Amérique, qui se dit arbitre, mais pas si impartiale que ça, qui convoite tout aussi les richesses minières et les vastes terres très arables de la patrie de Lumumba.
L'Oncle Sam, considéré comme le gendarme du monde, n'arrive pourtant pas à faire marcher au pas les différents belligérants, notamment le Rwanda, dont la participation au conflit est désormais avérée. Hélas, et de plus en plus, il s'agit d'une guerre oubliée devant ce monde trépidant, avec une opinion qui finit par vite tourner pudiquement le regard vers d'autres actualités plus chaudes.