La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) poursuit son engagement en faveur du développement des secteurs stratégiques du continent. Elle a annoncé, le 28 janvier 2026 au Caire, la conclusion réussie d'une facilité syndiquée de rachat de créances d'un montant de 1,75 milliard de dollars américains en faveur de la Sonangol, compagnie pétrolière nationale de l'Angola.
Structurée en collaboration avec d'autres arrangeurs principaux mandatés, cette opération financière d'envergure vise à répondre aux besoins prévisionnels de la Sonangol en matière de dépenses d'exploitation et d'investissements, dans un contexte marqué par la volatilité des marchés énergétiques mondiaux. Elle s'inscrit pleinement dans la stratégie d'Afreximbank visant à promouvoir des solutions de financement africaines capables de soutenir la croissance, l'industrialisation et l'autonomie économique des États membres.
Afreximbank a joué un rôle central dans le montage de cette facilité, en mobilisant son bilan pour assurer le financement, la structuration et la syndication de l'opération. Le mécanisme mis en place offre aux prêteurs de solides garanties de remboursement, tout en favorisant un financement durable du secteur pétrolier et gazier angolais. Une approche innovante de gestion des risques a notamment été adoptée afin d'atténuer l'impact des fluctuations des prix du pétrole, tout en apportant davantage de flexibilité aux dispositifs de sûreté.
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Grâce à ce financement, la Sonangol pourra renforcer ses capacités opérationnelles et d'investissement, soutenir ses flux d'exportation et consolider les mécanismes de commerce adossés aux exportations. L'initiative contribue également à l'ambition d'Afreximbank d'accroître la part de l'Afrique dans le commerce mondial, notamment à travers l'exportation de produits stratégiques.
Commentant l'opération, Haytham ElMaayergi, vice-président exécutif d'Afreximbank en charge de la Global Trade Bank, a souligné que cette facilité illustre la volonté de la Banque de soutenir les champions africains de l'énergie et de préserver des capacités d'exportation essentielles à la souveraineté macroéconomique du continent. Selon lui, cette opération permettra à l'Angola de renforcer sa résilience commerciale, d'améliorer la disponibilité de l'énergie et de soutenir ses efforts d'industrialisation et de transformation économique.
