Tchad: La France et le pays ouvrent une nouvelle page dans leur relation bilatérale

Le président tchadien de la transition Mahamat Idriss Déby a été reçu ce mercredi 18 octobre à l'Élysée par Emmanuel Macron.

Reçu à l'Élysée jeudi 29 janvier 2026 à l'occasion d'une visite à Paris, le président tchadien Mahamat Idriss Deby a acté, en compagnie d'Emmanuel Macron, le début d'une nouvelle ère dans les relations entre Paris et Ndjamena, elles qui ont connu un coup de froid en 2025. En cause : la rupture par les autorités tchadiennes de l'accord militaire entre les deux pays. La décision avait conduit au départ des derniers soldats français stationnés au Tchad, il y a un an exactement.

Un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés » : c'est ce que se sont promis Emmanuel Macron - qui avait pris soin de descendre accueillir son hôte dans la cour de l'Élysée - et Mahamat Idriss Déby lors de la réception du président tchadien à la présidence française, dans la soirée de ce jeudi 29 janvier. À l'occasion d'un « entretien de travail », les deux dirigeants ont acté le début d'une nouvelle page dans la relation bilatérale entre Paris et Ndjamena, un an après le départ des derniers soldats français stationnés au Tchad.

Selon leur communiqué commun, l'un et l'autre « ont agréé une série d'orientations qui constitueront le fil conducteur de la redynamisation du partenariat franco-tchadien dans les domaines d'intérêt partagé par les deux pays ». De son côté, le Tchad insiste notamment sur la recherche d'un soutien financier et d'investisseurs, ce qui colle à la position française, Paris souhaitant « adopter un prisme économique et culturel » dans ses relations avec les pays africains, selon l'Élysée.

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Intérêts convergents

Si aucune déclaration sur les questions sécuritaires n'a été faite, les deux États ont en revanche acté des intérêts convergents après avoir traversé une période de brouille : alors que Paris conserve un partenaire au coeur du continent africain dans une région particulièrement instable, Ndjamena peut compter pour sa part sur un allié fiable à un moment où la diversification engagée pour ses partenariats sécuritaires ne semble pas apporter tous les résultats escomptés.

En ce qui concerne enfin la principale crise régionale - le dossier soudanais -, si la France refuse de se prononcer sur le rôle du Tchad, les deux présidents « exhortent » les belligérants « à mettre en oeuvre la trêve humanitaire proposée par le "Quad" » composé des États-Unis, de l'Égypte, des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite, appelant également à « un environnement international propice à une résolution du conflit, préservant l'unité et l'intégrité territoriale du pays ».

« Les discussions entre la France et le Tchad se poursuivront afin d'assurer la mise en oeuvre et le suivi des engagements réciproques souverainement pris dans ce cadre », poursuit encore le communiqué.

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