Cap-Vert: Hantavirus - Les trois passagers malades du MV Hondius vont être évacués via le pays

Hantavirus : l’OMS soupçonne une “transmission interhumaine”

Une fois débarqués à Praia, ces derniers seront conduits par ambulance à l'aéroport d'où ils seront évacués, ce qui va permettre au bateau de croisière de reprendre la mer. Celui-ci est attendu d'ici « trois à quatre jours » aux îles Canaries, a annoncé le ministère espagnol de la Santé dans la soirée du mardi 5 mai.

Les trois cas suspects encore à bord du navire de croisière MV Hondius immobilisé dans l'Atlantique en raison d'un foyer d'hantavirus vont être débarqués au port de Praia dans les prochaines heures avant d'être conduits par ambulance à l'aéroport d'où ils seront évacués, a annoncé mardi 5 mai à l'AFP Ann Lindstrand, représentante de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Cap-Vert.

Il s'agit de « deux membres d'équipage malades avec des symptômes » - mais dont l'état est « stable » et qui n'ont pas besoin d'être hospitalisés - et d'une personne qui a été en « contact proche » avec un malade et « a développé une légère fièvre ». L'OMS avait indiqué que les deux membres d'équipage étaient de nationalité britannique et néerlandaise.

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Leur évacuation va ainsi permettre au bateau de faire route vers les îles Canaries où il arrivera d'ici « trois à quatre jours », a de son côté annoncé le ministère espagnol de la Santé dans la soirée du mardi 5 mai, après plusieurs heures de doute sur son futur itinéraire, précisant dans un communiqué que le port d'arrivée n'avait « pas encore été défini ». « Une fois sur place, l'équipage et les passagers seront dûment examinés, pris en charge et transférés vers leurs pays respectifs », a poursuivi cette source.

Autre détail : à la suite d'une « demande officielle » des Pays-Bas, le médecin du MV Hondius, « qui se trouve dans un état grave », « sera transporté aux Canaries dans un avion médicalisé aujourd'hui », a également indiqué le ministère espagnol.

Il y a quelques cas de transmissions interhumaines avec le virus Sendai qui ont été décrites et, au début, c'était vraiment des transmissions intra domiciliaires, intra-familiales, mais c'est toujours avec des conditions qui font qu'il y a une vraie proximité. Et il y a peut-être la première personne qui a dû être contaminée, je dirais par des rongeurs à l'origine, et après des transmissions interhumaines plutôt via les fluides corporels, la salive. Je pense que ce qui a fait peur aux gens, c'est que l'on revoit l'épisode du Covid avec le bateau où tous les gens étaient contaminés et se refilaient le truc les uns après les autres. Là, les gens sont isolés. Du coup, la chaîne de transmission, s'il n'y a pas de proximité entre personnes, elle devrait s'arrêter et malheureusement, c'est très létal. C'est vrai que cela fait peur parce que quand les gens déclarent des symptômes, c'est souvent des symptômes très sévères avec des taux de létalité qui sont assez importants. Donc, tout de suite, ça fait un peu peur. C'est vrai que c'est un peu effrayant, même si c'est pas simple, il ne faut pas paniquer.

« Le risque pour le grand public est faible »

Battant pavillon néerlandais, le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest africaine. mouille depuis dimanche 3 mai près de la capitale cap-verdienne avec 88 passagers et 59 membres d'équipage de 23 nationalités. Un couple de Néerlandais et une Allemande qui ont voyagé à bord sont déjà morts, selon l'OMS.

Le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, qui a indiqué dans la journée de mardi qu'« aucun nouveau cas symptomatique » n'avait été identifié à bord, a de son côté annoncé que les deux malades « nécessitant actuellement des soins médicaux d'urgence » ainsi que « la personne proche du passager décédé le 2 mai » seront évacués vers les Pays-Bas à une date non précisée.

À ce stade, l'OMS suppose qu'un ou plusieurs premiers cas « ont été infectés en dehors du navire » par le virus et qu'il y a eu ensuite « une transmission interhumaine », a déclaré Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS. Toutefois, a-t-elle précisé, il faut que des individus soient vraiment très proches pour une contamination. « Le risque pour le grand public est faible. Il ne s'agit pas d'un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. »

Après celle d'un Britannique, l'organisation a confirmé lundi 4 mai la contamination d'une passagère néerlandaise de 69 ans, décédée le 26 avril, pour un bilan revu à deux cas confirmés et cinq autres suspects. L'OMS a également précisé que des recherches avaient été lancées pour « retrouver les passagers » du vol Sainte-Hélène/Johannesburg emprunté par cette Néerlandaise.

Selon Mme Van Kerkhove, de l'OMS, le variant du virus n'a pas encore été identifié. « Le séquençage est actuellement en cours » en Afrique du Sud « et nous espérons obtenir un résultat prochainement », a-t-elle déclaré, ajoutant que l'« hypothèse de travail » était celle d'un virus des Andes, le seul hantavirus connu pour lequel une transmission interhumaine limitée entre contacts a été documentée.

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