Un protocole d'accord a été signé le 6 janvier à Brazzaville entre la compagnie nationale ghanéenne GNPC et le groupe algérien Sonatrach. Placé sous l'égide de l'Organisation des producteurs de pétrole africains (Appo), cet accord vise à renforcer la coopération en matière de recherche, de développement et d'innovation afin de consolider les capacités énergétiques du continent africain.
La compagnie Ghana National Petroleum Corporation (GNPC) et la Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures (Sonatrach) ont officialisé leur protocole d'accord axé sur l'innovation et le partage d'expérience. Ce partenariat stratégique, initié dans le cadre du forum recherche et développement de l'Oppo, ambitionne de mutualiser les expertises et de développer des solutions technologiques adaptées aux réalités du continent.
Il prévoit notamment le développement conjoint de projets dans les domaines pétrolier et gazier, l'échange de bonnes pratiques, ainsi que la coopération sur des techniques avancées appliquées tout au long de la chaîne « oil and gas », de la production jusqu'au raffinage. Pour Mustapha Benamara, directeur central de Sonatrach, ce protocole constitue un cadre de partenariat basé sur la recherche, le développement et l'expertise.
L'accord permettra aux deux pays de tirer profit de leurs capacités respectives pour résoudre des problématiques communes dans le secteur des hydrocarbures. « L'objectif est aussi de réduire la dépendance vis-à-vis du monopole technologique de certains partenaires internationaux et de rapatrier une partie des investissements au niveau national et continental », a indiqué Mustapha Benamara.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
D'une durée de cinq ans, le partenariat se déroulera en deux phases. Les trois premières années seront consacrées à la préparation et à l'optimisation de projets de recherche et d'innovation, avant une phase d'implémentation et de validation des solutions sur le terrain. D'autres protocoles similaires devraient suivre, toujours sous l'égide de l'Appo.
De son côté, le secrétaire général de l'Appo, Farid Ghezali, a salué un accord qui va bien au-delà d'un simple document protocolaire. « Ce partenariat met en place un véritable mécanisme de gouvernance conjointe, avec un comité de pilotage, des groupes de travail communs et une supervision des livrables », a-t-il expliqué. Il a également insisté sur les principes d'équité, de transparence, de partage maîtrisé de la propriété intellectuelle et de protection des données.
Pour l'Appo, cet accord illustre la capacité des compagnies africaines à concevoir leurs propres solutions technologiques et à protéger leur capital scientifique. « GNPC et Sonatrach démontrent qu'une Afrique pétrolière unie peut renforcer ses compétences internes et bâtir une industrie énergétique plus souveraine », a conclu Farid Ghezali.