Le barreau de l'Ordre des avocats du Burkina Faso a organisé un colloque international sur les acquis et les perspectives de l'avocature du Burkina Faso 50 ans après, mercredi 29 janvier 2026, à Ouagadougou.
1975-2025, l'avocature burkinabè a 50 ans. Et les praticiens veulent commémorer ce cinquantenaire dans une dynamique visant à renforcer la visibilité du métier d'avocat et valoriser la profession d'avocat et honorer les pionniers. D'où la tenue, le mercredi 29 janvier 2026, du colloque international sur le cinquantenaire de l'avocat burkinabè autour du thème « 50 ans d'une avocature en mouvement ». Cette rencontre marque également la rentrée solennelle du barreau.
Pour le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, l'avocat est un acteur clé du système judiciaire. Il a rassuré de l'engagement du gouvernement à favoriser une justice plus accessible et plus équitable par la création des meilleures conditions de travail des avocats. Au nom du gouvernement, il a invité l'Ordre des avocats à accompagner l'élan d'édification d'une nation burkinabè prospère et souveraine enclenché par l'exécutif.
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« L'avocature est une profession qui doit s'adapter aux changements du moment. Et l'Ordre des avocats a toujours su accompagner le gouvernement dans ses différentes réformes en lien avec la souveraineté, la sécurité et le rapprochement de la justice des justiciables », a fait savoir le ministre Bayala. Mais, l'arbre ne doit pas cacher la forêt et le patron de la justice burkinabè a estimé que la célébration du cinquantenaire est une occasion pour la profession d'avocat d'analyser les acquis, relever les insuffisances pour mieux envisager l'avenir.
« L'avocature est en perpétuel mouvement et c'est un moment de réflexion collective, de mutualisation des expériences avec les praticiens venus d'Afrique et d'ailleurs. C'est aussi le lieu d'échanger sur la formation de l'avocat, sa contribution à la construction d'un système judiciaire moderne, fort résilient au service de la société », a indiqué M. Bayala. Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Burkina Faso, Me Batiébé Benao, a indiqué que pendant un demi-siècle d'existence de l'avocature burkinabè qui a su servir avec brio l'intérêt général, s'est adaptée aux différents changements et a pu défendre divers types de dossiers.
« L'avocature est un mouvement de pensée vers l'avenir. Il nous faut interroger le passé, examiner le présent et envisager l'avenir. C'est une occasion unique de partager les meilleures pratiques pour une avocature résiliente, conquérante et indépendante au service du droit et d'une justice moderne », a expliqué Me Benao.
