Des réserves de pétrole et de gaz naturel estimé à environ 1,4 milliard de barils selon le groupe pétrolier italien ENI à la manoeuvre sur cette découverte. Calao Sud, c'est le nom du gisement va permettre à la Côte d'Ivoire d'amplifier sa production annuelle d'hydrocarbures. C'est la quatrième découverte d'ampleur en cinq ans au large de la Côte d'Ivoire.
Il y a eu le projet Baleine environ 2,5 milliards de barils de pétrole et plus de 3 trillions de pieds cubes de gaz naturel. Il y a deux ans, c'était la découverte du gisement Calao avec plus d'un milliard de barils équivalent pétrole. Et donc à quelques kilomètres de ce puits, c'est désormais Calao sud.
Charles Thiémélé, directeur Afrique de la société de trading pétrolier et gazier BGN, s'en réjouit : « C'est une découverte importante qui va venir augmenter les capacités des réserves déjà existantes avec Baleine. Dans la foulée de Baleine qui avait été un gros succès, on s'attendait à d'autres découvertes. Ce n'est que la démonstration de ce qui avait été annoncé il y a quelques années. »
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En Côte d'Ivoire, la production de pétrole est aujourd'hui d'approximativement 60 000 barils par jour, mais les projections du gouvernement tablent sur 300 000 barils par jour à l'horizon 2030. Les investisseurs notamment étrangers ne s'y trompent pas : « Aujourd'hui, on peut aller dans l'offshore profond, on peut aller chercher des réserves qui étaient autrefois non recouvrables. Des compagnies comme ENI qui décident d'investir et de mettre ces technologies à disposition des bassins en Afrique - parce qu'il n'y a pas que la Côte d'Ivoire, on le voit aussi au Congo - c'est une bonne nouvelle. »
Une découverte de Calao Sud qui selon le ministre des hydrocarbures ivoirien, Mamadou Sangafowa Coulibaly « renforce le potentiel en gaz naturel pour la production d'électricité dans le pays ».