Tanzanie: Une ONG dénonce le rapatriement forcé de réfugiés burundais

Burundi Refugiés burundaises

La Tanzanie a fermé le 30 avril l'un des deux derniers camps de réfugiés burundais dans le pays, celui de Nduta, dans le nord-ouest, qui accueillait près de 60 000 personnes il y a encore quelques mois. Depuis 2017, le retour des réfugiés burundais dans leur pays d'origine a été jugé sûr, et les efforts de rapatriement volontaire se sont intensifiés ces derniers mois. Mais des organisations burundaises des droits humains dénoncent des expulsions forcées.

Selon l'ONG Coalition pour la défense des droits humains vivant dans les camps de réfugiés (CDH/Vicar), environ 3 000 d'entre eux - qui étaient toujours dans le camp de Nduta ces dernières semaines - ont été rapatriés de force au Burundi jeudi dernier, entrainant la fermeture du camp. Seule une dizaine de familles ont pu rester en attendant d'être transférées sur un autre site.

Cela fait des mois que le gouvernement tanzanien fait pression pour que ces réfugiés rentrent chez eux, explique le président de CDH/Vicar. Léopold Sharangabo dénonce une situation qui s'est progressivement détériorée. « Ils ont été interdits de tout activité génératrice de revenus, assure-t-il au micro d'Alexandra Brangeon. Ils vivaient dans un camp de réfugiés comme des prisonniers et ne quittaient pas le camp. On a fermé les écoles, on a fermé les hôpitaux... Donc, on les a forcés à rentrer ».

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La fermeture du camp de Nduta s'inscrit dans le cadre du rapatriement volontaire des réfugiés, a réagi le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Cela fait suite à un accord entre le Burundi et la Tanzanie pour rapatrier 100 000 réfugiés burundais d'ici juin.

Fermeture du deuxième camp de réfugiés en juin

Le HCR qui reconnait toutefois avoir fait part de ses inquiétudes concernant des rapatriements forcés. Selon cette agence de l'ONU, en novembre dernier, 17 000 réfugiés burundais déclaraient ne pas pouvoir rentrer chez eux, craignant pour leur sécurité. Parmi eux, des membres de l'opposition, d'organisations des droits humains et d'anciens militaires.

Les autorités tanzaniennes, quant a elles, ont annoncé la fermeture du deuxième camp de réfugiés, celui de Nyarugusu, le 30 juin 2026.

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